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OPEN SPACE

Startup tech Paris : -12 dB en trois semaines

80 collaborateurs, 400 m², un plateau en béton brut.

PAR ÉLODIE MARCHAND 25 MARS 2026 — 5 MIN

Quand le directeur technique de cette startup parisienne nous a contactés, sa demande était simple : « On n'arrive plus à coder. » Le plateau de 400 m², installé dans un ancien entrepôt du 11e arrondissement, accueillait 80 personnes sur un plancher de béton brut, sous un plafond de 4 mètres en béton apparent, entre des cloisons vitrées du sol au plafond. L'esthétique industrielle était irréprochable. L'acoustique, désastreuse.

Open space avec cabine acoustique installée

Le diagnostic

Notre audit initial a mesuré un niveau sonore moyen de 67 dB(A) en heure de pointe — soit 17 décibels au-dessus de l'objectif de la norme NF S 31-080 pour un open space. Le temps de réverbération atteignait 1,8 seconde, plus du double de la valeur recommandée de 0,8 seconde.

Les sources principales étaient prévisibles : conversations téléphoniques (les commerciaux occupaient un tiers du plateau), visioconférences sans casque, et un effet de caisse de résonance amplifié par les surfaces dures.

Mais le problème le plus critique n'était pas le volume — c'était l'intelligibilité. Le rayon de distraction mesuré dépassait 15 mètres : une conversation à voix normale était compréhensible à l'autre bout du plateau. Pour des développeurs en phase de concentration, c'était un environnement de travail intenable.

Les solutions déployées

Nous avons proposé un plan en trois volets, réalisable en trois semaines sans interrompre l'activité.

Semaine 1 : traitement du plafond. Installation de 240 m² de baffles acoustiques suspendus (laine de roche, 50 mm, alpha-w 0,95). Couverture de 60 % de la surface au sol. Intervention le week-end pour les fixations, pose finalisée en semaine sans nuisance.

Semaine 2 : zonage et absorbants muraux. Repositionnement des équipes : développeurs côté fenêtres (zone calme), commerciaux côté entrée (zone collaborative). Installation de 36 panneaux absorbants muraux sur les cloisons vitrées (panneaux textiles collés, 40 mm, alpha-w 0,85). Ajout de bibliothèques hautes comme séparations acoustiques entre les deux zones.

Semaine 3 : cabines et règles d'usage. Installation de 6 cabines solo et 2 cabines duo pour les visioconférences et appels. Mise en place d'une charte acoustique : casque obligatoire pour les visios en open space, appels de plus de 2 minutes en cabine, plage de silence 9 h – 11 h en zone calme.

Les résultats

Nous avons réalisé des mesures de contrôle deux semaines après la fin des travaux.

Niveau sonore moyen en zone calme : 55 dB(A) — soit une réduction de 12 dB par rapport à la situation initiale. C'est une perception de bruit divisée par plus de deux.

Temps de réverbération : 0,7 seconde — en dessous de l'objectif de 0,8 seconde.

Rayon de distraction : 4 mètres — contre 15 mètres avant intervention. Les conversations ne traversent plus le plateau.

L'enquête de satisfaction interne, réalisée un mois après l'intervention, montre que 91 % des salariés perçoivent une amélioration significative de leur confort acoustique. Le taux de télétravail « pour le calme » a baissé de 34 % à 12 %.

Le budget

Le coût total de l'intervention s'est élevé à 52 000 euros hors taxes, soit 650 euros par poste de travail. Rapporté à la masse salariale de l'entreprise et à l'estimation conservatrice de 8 % de productivité récupérée, l'amortissement a été atteint en six semaines.

Pour en savoir plus sur notre méthode d'intervention en open space, consultez notre page optimisation acoustique des open spaces.


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